Site des musiciens occitans du Périgord (Dordogne France) HYSOPE groupe de musiciens occitans du Périgord Norbert Pasquet et Guy Beylat sont les membres fondateurs D'hysope, en 1980 depuis hysope, se produit, en Dordogne, aquitaine, France Louisiane.....ect radio/france : radio bleu, France musique, FR3, fr2, M6 Radio-Louisiane, plusieurs tv de Louisiane, RTBF de BELGIQUE
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Robert Caro
Membre du Bureau
André Ricros
Membre du Conseil d’administration de la
FAMDT
aux
Membres du conseil d’administration
de la FAMDT
Le 26 novembre 2007
LETTRE OUVERTE AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA FAMDT
Madame, Monsieur,
Nous profitons d'un reste de souvenirs pour vous adresser notre point de vue sur les Assises
que nous venons de vivre. Il nous paraît indispensable que les éléments soulevés dans ce
courrier soient exprimés et débattus avec l’ensemble des membres du C.A.. Nous souhaitons
fortement que ces questions soient traitées et prises en compte avec sérieux et gravité. De
notre point de vue, ces éléments conditionnent pour grande partie l'avenir de la FAMDT, son
projet, le nécessaire renouvellement de ses instances démocratiques et l’engagement de ses
investissements futurs.
Tout d'abord, nous persistons à dire que nous sommes dans une période cruciale – voire à la
croisée des chemins - où il est urgent et primordial de rétablir un dialogue constructif avec
l'ensemble du tissu représentant les musiques et danses traditionnelles, même si sa diversité
et nous l’avons vue lors de ces assises, peut paraître à priori difficile à appréhender. Cette
diversité, nous le rappelons, a constitué notre richesse et une des marques de la réussite de
notre travail depuis plus de 20 ans.
Que l’on considère que le lieu du débat réside ailleurs et entre autres dans des échanges et
des partenariats avec d'autres fédérations ou confédérations, nous ne pouvons qu’y souscrire
pour partie, mais nous ne pouvons pas établir ces passerelles et ces alliances avec une
fédération en panne de projet clair, audible, visible et qui plus est dans une situation de
faiblesse, notamment par les carences constatées dans son fonctionnement institutionnel. Il
était donc nécessaire de ce point de vue, d'entendre toutes les personnes présentes à
Nantes, ce qui n’a pas été le cas. Nous avons ainsi pris le risque de scier la branche sur
laquelle nous sommes assis. Cette image est d'autant plus vraie que le réseau des centres
(une partie non négligeable de notre histoire, du moins la partie fondatrice) est en difficulté.
Ce premier élément constitue une erreur stratégique et non conforme aux orientations prises
par la commission chargée de la préparation des Assises.
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Le deuxième élément est lié à l'espace libéré pour la prise de parole de chacun. Le nombre
pléthorique d'intervenants et les temps de débats insuffisants ont eu pour conséquences une
confiscation de la parole et l’occultation des échanges et du débat, alors même qu’ils étaient
souhaités, espérés par les membres du réseau, voire pour certains furieusement attendus.
Les différents intervenants n’ont visiblement pas été préparés en regard des problématiques
devant être soulevées et débattues lors de ces Assises. Nous avons dès lors assisté à une
suite d’expériences certes intéressantes mais le plus souvent en décalage avec les problèmes
de l’heure et dont la portée toute relative n’a pas toujours permis de dégager à partir de leur
singularité les objets d’une réflexion commune.
À y regarder de plus près, la meilleure stratégie pour ne pas avoir d’échanges était d'agir de
cette manière.
Ce deuxième élément apparaît également comme une erreur dommageable alors qu’une fois
de plus la dernière réunion préparatoire avait manifesté un désir inverse à ce qui s'est passé
à Nantes.
Les conséquences de ces deux éléments étaient prévisibles. Elles étaient déjà contenues
dans le programme définitif. Celui-ci indiquait malheureusement et par avance les dérapages
que nous constatons aujourd’hui (voir entre autres, le mail de S. Girault à ce sujet). De ce
fait, il rendait caduque la présentation du mode d’emploi de ces Assises, telle qu’elle avait
été initialement prévue et donc de l'impossibilité matérielle de la mettre en application.
Troisième élément, il touche à l’information financière de l’organisation de ces Assises. Nous
n’avons jamais été saisis du budget prévisionnel de celles-ci et n’avons à aucun moment
valider les dépenses. Nous rappelons que lors de la présentation du budget prévisionnel
2007, nous avons fait remarquer l’absence de toutes lignes budgétaires consacrées à
l’organisation de cette opération… ! À ce jour nous ne connaissons toujours pas leur coût. Le
fait que des fonds publics et structurels à destination de tout un réseau soient utilisés sans
contrôle établit un déni de démocratie et une dérive préjudiciable.
Nous avons tous en mémoire ce que ce genre de pratiques a produit comme effets : elle a
mis la FAMDT au bord du dépôt de bilan, l’a menacé d’explosion et de disparition.
Quant au dernier élément, il touche au contenu et au fond. Nous vous rappelons que les
thèmes abordés devaient théoriquement faire remonter les problématiques évoquées et
choisies par la majorité des personnes présentes lors de la réunion préparatoire aux Assises.
Il en demeure donc – au-delà des interventions de Frédéric Vilcoq, d’André Caillot, de Jean-
Michel Lucas et de quelques rares intervenants comme Michel Lebreton, Franck Tenaille,
Pascale Dauriac et Laurent Aubert - l'impression d'une fédération pour le moins sceptique
voir égarée dans une matière informe et incompréhensible où chacun fut livré à lui-même
dans une logique individuelle. C’est-à-dire renforcé dans ses doutes et ses frustrations, alors
qu'il était urgent de tenter d'entendre, de dialoguer, d’évoquer les pistes de mutualisation et
de travail en réseau, de montrer notre capacité à anticiper les mutations de notre secteur
d’activités, d’affirmer notre volonté de s’adapter à celui-ci suivant de nouveaux modes
opératoires, de rassembler les énergies et de fédérer les personnes présentes.
Nous rappelons que chaque membre du C.A. prend sur son temps de travail et effectue de
longs déplacements, pour nourrir la réflexion commune.
Il semblerait que les propositions faites par cette commission (constituée pour la plupart de
membres du CA de la FAMDT) ne soient pas suffisamment pertinentes pour être prises en
compte et être mises en oeuvre.
Nous nous trouvons donc face à un fonctionnement où la démocratie n'est plus vraiment de
mise et où l’exécutif de la FAMDT semble détaché de sa base associative.
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Cette déconnection nous apparaît être l'objet central de notre courrier car elle met
gravement en péril la structure même de la FAMDT et son fonctionnement qui, nous le
rappelons, doit être inéluctablement démocratique, car il y va de sa pérennité.
Ce courrier constitue pour nous le moyen constructif d’ouvrir cet indispensable débat et de
ne pas perdre de vue nos responsabilités. Nous nous devions de le faire et ainsi prendre
date.
Nous restons à votre disposition et sommes dans l’attente d’une rencontre pour mettre en
route cette réflexion car nous sommes et restons avant tout attachés à la pérennité et à la
vitalité du projet que représente la FAMDT.
Robert Caro
André Ricros
PS : Copie transmise à Pierre-Olivier LAULANNÉ – Directeur de la FAMDT
« Les paroles sans les pensées ne vont jamais au ciel »
- Hamlet / Shakespeare